Cet article est dédié à vos commentaires suite à la représentation de Neuf Mètres Carrés à laquelle vous avez assisté. Cliquez sur "commentaires" pour les visualiser. A vos plumes!
EXTRAITS:
"Merci pour ce que vous avez mis en place. Merci pour tout ce que vous dérangez, ce qui se colle dans l'oreille, se glisse au fond des coeurs. Face à face avec soi-même.
Face à face avec ces craintes, ces aprioris, ces réalités glissées... là, dans l'intimité de celui, de celle, qui ne rentrera pas tout à fait le même, pas tout à fait... Beaux moments
d'émotions.
Face à face avec ce qui est et qu'on laisse... qu'on laissait ou qu'on ne regardait pas encore... bien en face.
Mise en scène ingénieuse, adaptée, réussie, efficace... acteurs, humains, porteurs aussi de ces messages... Sans pathos, diction de l'inhumaine société par des textes témoins fort, simple.
Merci
encore.
(retour à chaud)
Courage pour la suite "
"Emprisonnement époustouflant -
Le jeu des acteurs et la mise en scène confinent le spectateur dans la promiscuité d'une vie carcérale;l'objet théâtral proposé est vraiment à expérimenter! "
"Cette pièce m'a vraiment touchée, les comédiens ont trouvé le ton juste, la mise en scène et les regards empêchent le spectateur de tricher : on est forcé de ressentir les choses à fond, on ne
peut pas se cacher au fond de la salle pour se protéger du malaise qui s'installe. Bravo ! "
"Merci à tous de nous avoir fait réfléchir sur nos petites libertés..."
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Face à face avec ces craintes, ces aprioris, ces réalités glissées... là, dans l'intimité de celui, de celle, qui ne rentrera pas tout à fait le même, pas tout à fait... Beaux moments d'émotions.
Face à face avec ce qui est et qu'on laisse... qu'on laissait ou qu'on ne regardait pas encore... bien en face.
Mise en scène ingénieuse, adaptée, réussie, efficace... acteurs, humains, porteurs aussi de ces messages... Sans pathos, diction de l'inhumaine société par des textes témoins fort, simple. Merci
encore.
(retour à chaud)
Courage pour la suite
Le jeu des acteurs et la mise en scène confinent le spectateur dans la promiscuité d'une vie carcérale;l'objet théâtral proposé est vraiment à expérimenter!
Faire entendre sans tirer la couverture à soi, dans le respect des témoignages et, pourtant, sans oublier le théâtre.
Bravo
Pour ma part, la force de ce spectacle est bien évidemment sa mise en scène mais aussi la performance des acteurs qui sont les « passeurs » des messages permettant enfin d’humaniser ces gens trop souvent vus et présentés par l’opinion public seulement comme des délinquants, des criminels ….
Ce spectacle leur donne la parole et nous fait réfléchir sur la condition humaine et plus précisément sur celle qui s’écoule et s’écroule derrière ces mûrs.
Merci beaucoup
Tous les aspects de la vie derrière les barreaux sont abordés et vous nous les faîtes vivre; en effet on les vit car dans un registre de communication réelle, de grande présence des acteurs (qui jouent TB) qui nous affrontent... Je suis écrivain public à la maison d'arrêt de Nanterre et adhérente au courrier de Bovet (association nationale de correspondance avec les personnes détenues) et bien sûr le moment où le courrier est abordé m'a touchée.
Catherine
Merci pour ces deux heures éclaires plongées dans le quotidien d'un détenu.
Bravo pour cette parole portée.
Bravo pour la liberté que vous prenez de nous interpeler ainsi!
Bravo encore pour votre liberté, vos choix, vos envies réalisées.
Et enfin, merci de nous rapeller l'intense saveur de nos vies!
Encouragements à la compagnie!!
Cath.
A bientôt
Des regards, une mise en scène, des mots, des présences...
Bonne continuation à tous!
Un grand malaise bienvenu
Bon vent!
Mélanie
Jouez, rejouez; soyez vous...
Bonne continuation
Captivant
Emouvant
Amusant parfois, souvent dérangeant...
Quelle poésie!
Un grand Bravo
Bien peu humain les coeurs qui ne sont pas touchés! Une grande pièce!
Anne-Sophie
Merci!
Pierre
Hélène
Les paroles étaient très touchantes et apportaient des points de vue variés sur la condition des détenus, des paroles qu'on avait pas entendues. Enfin, ça donne encore plus envie de bouger et d'agir pouur préserver la condition humaine de tous....Merci
Merci
Mette
Beaucoup d'émotions éveillant des questions sans trop de pathos, ni de tristesse.
Si cette pièce et d'autres thèmes sur la prison peuvent ne serait-ce qu'un peu changer la pensée collective qui a trop tendance à se désintéresser et même pire à adhérer aux conditions et pratiques de nos prisons, ce sera un grand pas pour tout ceux que l'on pense d'emblée inhumains le temps de leur enfermement.
Merde pour la suite et merci pour ce moment pleins de souvenirs pour moi.
Salutations.
Bubune
Est-il possible d'interpeler un spectateur à la fois dans ce qu'il a de plus intime et à la fois sur ce qui constitue les limites de sa société ; et tout cela durant près de 2h ? Non, sauf à trouver une mise en scène hors du commun. Le défit est relevé par Sébastien Chenot qui réussit là un coup de force. Il nous introduit à une épreuve du dedans et du dehors, de l'enfermement du corps et de la liberté de pensée. Il nous plonge dans un face à face avec le détenu et l'acteur que de fait nous devenons un peu. Un vrai travail de recherche abouti.
Le choix des textes, bien sûr, fait la part belle à la douloureuse expérience du prisonnier jusqu'à risquer parfois de frôler un discours démagogue. Mais toutefois, certaines lettres rappellent l'extrême complexité du traitement social du crime, maintenant ainsi la réflexion dans une juste mesure.
Ces textes sont impeccablement portés par des acteurs dont les voix font résonner en nous beaucoup de profondeur. D'ailleurs, une dédicace spéciale pour celle de Pierre Devanne dont la force et l'intensité retentissent brillamment.
S'agit-il d'un défaut ? Peut-être pas cette fois. En tout cas, le temps finira par vous paraitre long, jusqu'à provoquer le besoin de s'échapper...
merci
Mette
Les paroles étaient très touchantes et apportaient des points de vue variés sur la condition des détenus, des paroles qu'on avait pas entendues. Enfin, ça donne encore plus envie de bouger et d'agir pour préserver la condition humaine de tous. Merci.
Tessa
Marie-Jeanne
Cher Sébastien Chenot
J’ai été émerveillé par votre travail. Souvent, lorsque le passeur que je suis assiste à l’évolution de ses bébés, à leur prise de vie sur d’autres supports, il ressent l’angoisse de l’oiseau qui voit son petit se glisser hors du nid, prendre son envol et son autonomie. Il a beau savoir que l’œuvre éditée ne lui appartient plus. Il a peur d’être trahi, dénaturé, vampirisé au profit de l’égo de l’autre passeur, de celui qui adapte et met en scène, alors que tout le problème des passeurs que nous sommes c’est bel et bien d’essayer d’apprendre à nous effacer.
Car le passeur de textes que j’ai été avant que vous ne deveniez à votre tour passeur de théâtre, de scène et de scènes est dépositaire de la « Parole » de tous ceux qui lui ont fait la confiance de lui envoyer leurs cris . Tous ceux qui ne sont surtout pas des « anonymes » comme vous le dites à tort dans votre mail de promotion de la pièce (c’est le seul et très maigre reproche que je vous ferai !) . L’anonymat n’existe pas cher Sébastien. Chacune des paroles que je « passe » dans « Paroles de détenus » a un nom, un prénom. Ils ne sont pas des « détenus français » même s’ils s’expriment en français. Ils représentent toutes les nations du monde…
J’ai souvent dissimulé les vrais prénoms pour des raisons légales, mais ne dites surtout pas que ces écrits sont anonymes. Si je ne signe pas mes propres textes d’ouverture de chapitres, ceux qui viennent donner à mon livre une structure, à mes choix de textes une colonne vertébrale, en suivant le double schéma des jours de la semaine et de la marelle, c’est parce que tout en produisant mes propres mots, mon propre ressenti des milliers de textes que j’ai pu lire après les avoir reçus, je ressens au bout du compte le besoin de m’effacer. Le seul anonyme dans toute histoire c’est peut-être moi en fin de compte. Car par la grâce de l’imprégnation de la parole de tous mes témoins, de ceux que j’ai publiés comme des 90% que je n’ai pas publiés, je deviens une sorte de voix, de conscience collective, celle du chœur antique, celle qui essaye de parler à chacun des lecteurs entre les cris des détenus, entre les cases de la marelle…
Donc en fin de compte « Paroles de détenus » a bien un auteur, un passeur qui choisit des textes non anonymes, bel et bien signés, et qui écrit sa propre partition pour conduire son lecteur, sur les 8 cases de la marelle, « de la terre au ciel ». Ensemble, avec mes témoins, nous composons un « collectif » d’auteurs très identifiés ! Chaque prénom qui vient signer un texte choisi existe au centuple. Parce qu’il signe un texte choisi, après un écrémage, une sélection considérables… Parce qu’il laisse une trace. Chacun de ces prénoms, Agnès, Duszka, Jean , Roger, Pierre et les autres devient une clef de liberté : le synonyme de la véritable levée d’écrou, celle qui casse l’anonymat précisément du numéro d’écrou, du numéro matricule qui prétend transformer les êtres en robots désincarnés, déshumanisés, en les déshabillant de leur identité et de leur dignité.
C’est d’ailleurs ce que votre mise en scène et le jeu des comédiens est arrivé à transmettre dans l’espace théâtral. Pendant deux heures, les mots libèrent les êtres. Ils pulvérisent les murs. Ils transmettent ce que je cherche depuis 12 ans dans toutes mes paroles de : la vibration de l’âme. La seule qui prouve que la vie a bel et bien un sens !
Bravo à Pierre Devanne, Monsieur Loyal poly-talentueux, parfait maître du jeu et qui m’a donné l’émotion d’entendre pour la première fois mes propres textes de Paroles de Détenus, ceux que j’ai écrits sans les signer, « joués » et mis en scène.
Bravo à Didier Billon à Céline Romand. Bravo à Nathalie Lacoste, bravo à Camille Lamache, Audrey Le Boedec, Geoffroy Vernin. Tous ont su exprimer la quintessence des « paroles de », des mots qui les composent avec leurs voix, leurs bouches et leurs regards. Car il y a un jeu des regards dans votre mise en scène cher Sébastien. C’est la raison pour laquelle il serait effrayant d’adapter votre spectacle dans un univers trop grand. Dans ce préau d’école proche du Théâtre des Amandiers, vous avez mis en scène les spectateurs avec les comédiens. Les murs sont à la fois présents et pulvérisés. Le spectateur ne les oublie jamais, même s’ils sont exprimés sous forme de toile ou de marques au sol. Le chaos qui précède la prison, et qui la prolonge, on le retrouve dans votre dernière scène. Quand tout se démonte, quand tout se mélange.
Il me faudrait également vous féliciter pour la bande son, pour l’œuvre musicale qui la sous-tend, pour les éclairages, pour la mise en ambiance. (Bravo à François Bonnard et à Florian Billon) Pour la vie qui bouillonne et déborde à chaque instant dans votre adaptation, dans votre mise en scène, dans vos propres choix. Bravo à vous Sébastien.
Je connais ces textes par cœur. Ceux que j’ai écrit et surtout ceux que j‘ai transmis, les vraies « paroles de… » : je les ai lus, relus, choisis, triés, coupés, saisis sur le clavier de mon ordinateur. Ils ont peuplé mes nuits pendant plus d’un an.
Et pourtant vous mes les avez tous fait redécouvrir au point que j’ai fini par me demander si certains passages figuraient dans mes choix originaux !!!
Bravo encore Camille, Didier, Céline, Nathalie, Audrez, Geoffroy. Bravo à tous ceux de l’équipe que j’oublie dans ma hâte.
Pour vous remercier tous de la force de votre travail, de la force de votre talent, je fais figurer ici mon texte préféré dans « Paroles de Détenus », celui de Christian, qui était mineur et incarcéré à la centrale de Melun à l’époque de ma collecte.
Et puis ma conclusion… que je dédie à chacun des membres de la Compagnie des Rescapés, auxquels j’aimerais beaucoup que vous donniez une copie de cette lettre…
N’hésitez pas non plus à la livrer à vos spectateurs sur votre beau site Web : si bien-sûr cela vous parait pertinent. Elle ne fait qu’aller dans le sens de cette grande communion avec les spectateurs, que vous avez si bien su orchestrer.
Avec toute ma reconnaissance
Jean-Pierre Guéno
Mon père était imprimeur. A la maison tout le monde travaillait et il y avait une bibliothèque de livres qu’il imprimait. J’étais le seul à les lire, c’était les beaux objets qu’il ramenait et moi comme j’étais souvent seul à la maison je me promenais dans la bibliothèque et c’est comme ça que j’ai pris le plaisir de lire. Plus petit et quelle qu’ait été ma vie avant, et même lorsqu’elle a été le plus chaotique, j’ai toujours beaucoup lu.
Quand on lit en prison on échappe au temps, on échappe à l’espace. Lorsqu’on lit et qu’on est incarcéré, on ne voit pas le temps défiler, on oublie qu’on est en prison. C’est aussi le moyen d’échapper à la solitude. On est seul face à son livre ; c’est l’occasion pour soi de rencontrer un autre, l’auteur. Un livre est un lieu de rencontre entre deux solitudes. Celle de l’auteur face à sa page blanche et celle du lecteur. C’est aussi un moyen d’échapper au déterminisme des rencontres qu’on peut avoir en prison. Un détenu peut échapper en partie à ses fréquentations, à son quotidien relationnel en rencontrant d’autres types de gens qu’il n’aurait pas l’occasion de rencontrer ni dans sa vie en général ni dans son quotidien. […] L’odyssée d’Homère permettait aux jeunes grecs de voyager avec Ulysse. Voyage dans les sciences, dans le civisme, dans l’écologie. Avec Ulysse, les jeunes grecs revenaient en eux même. Le retour en Ithaque c’est le retour en soi. Sur un chemin initiatique de lecture, le jeune grec faisait le tour de la connaissance, voyait le monde et revenait en lui. Ithaque c’est soi. Au terme de la lecture on se retrouve soi. C’est ainsi qu’on se construit. En se rencontrant soi même. Moi je sais qu’au bout il y a le paradis.
Christian, Melun
Ciel
Murs, murs, vous auriez tant à dire si vous pouviez parler,
exprimant les soupirs de tous les enfermés
Faisant entendre au dehors les regrets étouffés
Les souvenirs perdus de tous les condamnés.
Les nuages s’effilochent ; ils ne cessent de s’échapper, de se dérober, de s’évader… ils semblent faits du coton de la barbe des pères Noël de votre enfance… Vous aimeriez tant comme eux vous évaporer, vous condenser à volonté… Ils n’ont besoin ni de porte ni de permission pour prendre la clef du ciel… Pour échapper à ce labyrinthe de l’existence humaine dont vous avez tant de mal à comprendre la logique…
Les cumulus ont le ventre de monsieur Pickwick ou le giron potelé des nourrices généreuses. Les stratus ont la finesse et peut-être le douceur de la peau de la jambe fuselée de la femme qui passe, le regard de la source qui roucoule.
De la terre au ciel, vous continuez à franchir à cloche pied les obstacles de la vie en projetant la boîte de vos rêves de case en case.... Souvent votre corps vacille. Vous comprenez alors dans ces instants de doute et de déséquilibre que votre destin ne tient qu’à la vibration, qu’à la solidité du maigre fil qui porte vos pas.
Hésitation de l’enfant qui vient de capturer une mouche dans la cage refermée de se doigts : va t’il lui redonner le souffle de la liberté ou lui arracher les ailes par curiosité ?
Hésitation entre la voie de l’ombre et ce
sarah
Bravo au metteur en scène et aux comédiens!!!
C'était la première pièce de toi que je voyais et je suis marquée par ton talent !
Tout ceci ajouté au professionnalisme des comédiens, à une musique originale, à un décors judicieux ...
Bonne continuation !!
Clara
Encore BRAVO pour cette surprenante mise en scène, où tu as réussi, à mon sens, grâce à la qualité de tes comédiens aussi, à rendre ces témoignages avec beaucoup de justesse, nous faisant sentir les ressentis possibles de ces détenus (donc quelque-chose de douloureux et touchant) tout en y mêlant par le rythme du va-et-vient des parois mobiles, des accessoires, et du comédien portant la voix de "l'interrogation, de la réflexion", une légèreté, nous faisant aller régulièrement dans la profondeur, la douleur, et puis dans la légèreté, l'humour, voire la drôlerie...
alors ENCORE BRAVO pour ton imagination pertinente, créativement originale et juste....